Histoire

Histoire

Vue sur l’estuaire de la Gironde

La commune de Floirac est composée de plus d’une vingtaine de hameaux, sur une superficie relativement peu étendue, en bordure de la l’Estuaire de la Gironde. Coincée entre deux anciens pôles économiques et commerciaux, Mortagne-sur-Gironde et Saint-Fort-sur-Gironde, elle se distingue par son histoire discrète, celle d’un territoire rural qui a profité des ressources naturelles des bords de l’Estuaire, le vent pour les moulins et l’ensoleillement pour la vigne.

Après une dépression de terrain, à la Font de Mageloup, qui tire son nom de la présence d’une des fontaines de la commune, s’élève le petit plateau de Mageloup, à 63 mètres d’altitude, où s’est développé l’essentiel de l’habitat. A partir de là, autour du Breuil, de Clopilet, et du moulin de Mageloup, le paysage se décline en coteaux qui plongent vers les “vallons” ou “combes”, notamment la Combe Martin.

Depuis ces balcons sur l’Estuaire, cadre idéal où se sont implantés plusieurs moulins à vent, le regard s’étend jusqu’à Blaye, Talmont-sur-Gironde et Le Verdon.

Au pied de ces promontoires, les marais desséchés s’étendent jusqu’à la digue qui les sépare de l’estran sauvage où on peut y remarquer des “tonnes”, refuge pour la chasse, et des carrelets aménagés pour la pêche en amateurs.

L’histoire de Floirac, jusqu’à la révolution est relativement mal connue. Cependant, des interrogations subsistent sur l’existence d’une occupation humaine dans le vallon du bourg, avant le moyen âge ayant précédé l’implantation de l’église entourée de son cimetière.

Jusqu’à la révolution et même jusqu’au milieu du XIXe siècle, d’un point de vue économique, la paysannerie de Floirac vit de l’agriculture, d’un peu de viticulture et des ressources du marais, notamment pour l’élevage dont les pratiques concernaient la “vaine pâture” depuis le moyen âge. De nos jours, la moitié du territoire est occupée par des champs céréaliers, que ce soit sur le plateau de Féole ou sur les coteaux de Mageloup. Cette production de blé alimentait autrefois les différents moulins à vent postés sur les coteaux de Mageloup à Bel Air. En cette époque du milieu du XIXe siècle, Floirac comptait environ 800 habitants, puis la population a fortement chuté jusqu’à récemment.

Afin de renforcer la cohérence territoriale, Floirac s’est agrandie en 2018 en fusionnant avec Saint-Romain-sur-Gironde, la petite commune voisine de 63 âmes. Située également sur les bords de l’estuaire, celle-ci bénéficiait des mêmes atouts économiques et agricoles. Aujourd’hui cette nouvelle commune de Floirac compte 380 habitants sur une superficie de 1602 hectares.

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